au Hangar

Adolescences

Compagnie sous X

Du lundi 05 juillet 2021 au dimanche 11 juillet 2021 Hangar DD/MM/YYYY 05/07/2021 Europe/Paris Cirque Jules Verne - Adolescences Hangar

Mi-enfant, mi-adulte, en même temps ni enfant ni adulte, l’adolescence est cette période de transition entre deux âges de la vie. C’est dans cet entre deux que les adolescents occupent des espaces publics. Comment les liens et les espaces sociaux se tissent et se vivent chez les adolescents d’aujourd’hui ? Comment construit-on une image de soi à l’heure du tout-digital, des réseaux sociaux et des avatars numériques ?

Adolescences raconte l’histoire du personnage de fiction Sonya Berbec – photographe en crise professionnelle – portant son regard sur la jeunesse dans les espaces publics.
En mouvement dans la ville, le public sera guidé, dans le récit des adolescents. et de leurs espaces, par trois figures-spécimens portant les voix et les images d’adolescents rencontrés in situ. Cette création propose au spectateur une exposition à ciel ouvert et un dispositif scénique en déplacement.

Autrice et mise en scène : Alix Denambride Auteur et photographie : Sébastien Normand Dramaturgie : Manon Worms Dispositif sonore : Étienne Démoulin Création son : Chloé Despax Scénographie et régie plateau : Juliette Morel Costumes : Vérane Mounier Chorégraphie : Julie Lefèbvre Régie générale et son : Alban de Tournadre

Coproduction et résidences Superstrat – Parcours d’expériences artistiques – St-Étienne / L’Atelline – Lieu d’activation art & espace public – Juvignac / Cirque Jules Verne – Pôle National Cirque et Arts de la Rue – Amiens / Lieux Publics – Centre national & pôle européen de création en espace public – Marseille / Le Boulon – CNAREP – Vieux-Condé / Le Citron Jaune – CNAREP – Port-Saint-Louis-du-Rhône / Le LUX – Scène Nationale – Valence Remerciements La Laverie – St-Étienne / Le Magasin – Laboratoire de permanence chorégraphique – St-Étienne / Radio Grenouille – Marseille Soutiens DGCA / SACD – Écrire pour la Rue 2019

Compagnie sous X
Depuis 2013, Alix Denambride a exploré le théâtre sous de multiples formes. D’où la lettre X. D’où sa liberté à être plurielle, variable, voire contradictoire. D’où l’espace public, un espace de créativité (presque) sans limites justement parce qu’il ne lui est pas dédiée.
Les créations de la compagnie sous X se construisent sur un socle commun : la collaboration, la théâtralité de la réalité et le désir de parler de sujets, de personnes et de lieux sous-représentés.
Le processus de création est résolument collaboratif. Alix Denambride s’entoure chaque fois d’artistes et de partenaires issus d’horizons divers (metteurs en scène, chorégraphes, documentaristes, sociologues…). Ce groupe à géométrie variable permet ainsi d’écrire et imaginer des dispositifs où figures, personnages et spectateurs circulent dans un espace commun.
L’espace public, le réel, impose de nombreuses et différentes contraintes et contextes, dont des conditions naturelles, sociales et culturelles qui sont source d’inspiration : l’humain habite l’espace et l’un et l’autre se façonnent. À diverses ressources documentaires, Alix Denambride juxtapose toujours une part de liberté, celle nommée fiction afin de mettre en exergue l’intérêt de nos humanités.
Enfin, le désir d’Alix Denambride est de toujours mettre en lumière ce dont on ne parle pas ou si peu.

Bonjour Alix ! Ton parcours a commencé par une trajectoire d’étude des lettres modernes et d’art dramatique puis de théâtre en salle. Comment et pourquoi t’es-tu ensuite tournée vers la création en espace public ?
En 2006, j’ai écrit un mémoire de recherche sur les « Réalités politiques et sociales dans le théâtre américain post Seconde Guerre mondiale » à travers principalement deux auteurs : Arthur Miller et Tennessee Williams. Un théâtre dont les protagonistes sont les laissés-pour-compte, les pauvres, les homosexuels, les femmes, les noirs. Rétrospectivement je vois mes influences esthétiques dans ce théâtre avec le réalisme social d’Arthur Miller, l’onirisme de Williams, le pittoresque américain avec la vie de banlieusards qui existent à côté des grandes villes modernes. Le dernier chapitre de ce mémoire abordait la diffculté d’articulation entre un théâtre social et politique et la dramaturgie de l’intime. C’est cette problématique qui continue de me hanter aujourd’hui : l’espace public en tant que lieu du social et de l’intime. Les espaces publics m’intéressent car ils mettent en relation, du moins potentiellement, des gens divers et variés. C’est dans les espaces publics que le soi éprouve l’autre. C’est dans ces espaces dits publics que chacun perçoit dans l’étrangeté de l’autre la garantie de sa propre différence.

Pour Adolescences, tu proposes de travailler avec des adolescents et adolescentes afin de créer des fictions documentées in situ. Que souhaites-tu interroger avec cette création ?
Les adolescent.e.s occupent des espaces publics pour y faire groupe, pour y a rmer socialement des existences en questionnement. Quels sont ces espaces ? Pourquoi choisissent-ils ces lieux ? Comment les occupent-ils ? Qu’y fabriquent-ils ? Avec cette création mêlant théâtre et photographie, nous voulions, Sébastien Normand (le photographe) et moi-même, revendiquer une écriture prenant en compte les réalités politiques, territoriales et sociales des adolescences rencontrées sur le terrain pour éviter de produire des images stigmatisantes d’une génération en observant une autre. Par ailleurs, nous assistons ces dernières années à un rétrécissement des libertés dans les espaces publics. Dans nos sociétés contemporaines occidentales, les villes sont de plus en plus inhospitalières. Nous vivons et nous déplaçons toujours à découvert, dans une société de l’ultra contrôle. Ce qui nous intéresse c’est d’observer et de révéler comment la jeunesse compose avec ces problématiques. Fait-elle avec ou fait-elle contre ? Et puis l’adolescence c’est aussi l’âge de la représentation de soi comme l’acteur à la recherche d’une singularité à travers une multitude d’identités, de costumes, de masques. C’est un sujet de mise en scène tant à l’endroit du théâtre que de la photographie.

photos : Sébastien Normand

Adolescences en bref

Création : octobre 2021 à St-Étienne
à voir à La Rue est à Amiens 2022

La compagnie en bref

Direction artistique : Alix Denambride
Compagnie créée en : 2013
Implantée à : St-Étienne · France
Nombre de créations : 4

Téléchargements

Résidences 2021 du Hangar