Résidence

Les Suites Prométhéennes III : Les Faces de la terre

Théâtre Inutile

Du lundi 07 septembre 2020 au dimanche 13 septembre 2020 DD/MM/YYYY 07/09/2020 Europe/Paris Cirque Jules Verne - Les Suites Prométhéennes III : Les Faces de la terre

3e volet d’une suite Théâtre Tout Terrain

Le Théâtre Inutile aborde l’écriture scénique de multiples manières : l’entraînement réciproque, la co-inspiration et le partage des outils. Le texte, l’objet plastique, l’espace sonore, la lumière, les costumes, la scénographie, le travail d’acteur et la marionnette sont chacun des modes d’expression avec un point de vue propre. Les travailler ensemble et dans le partage permet de tisser des liens subtils propices à l’émergence de créations singulières. Et si la compagnie s’appelle Théâtre Inutile, c’est parce qu’elle a conscience que l’inutile n’est pas opposable à l’utile ; au contraire, l’un et l’autre se questionnent. « L’univers n’est pas obligé d’être beau pour fonctionner », nous dit Cheng. Et pourtant, il est beau. Et puis, que serait un monde strictement utile ?

Les Suites Prométhéennes III : Les Faces de la terre

Face à la catastrophe, Les Suites prométhéennes proposent de sortir de la sidération et de faire entendre les voix de la poésie, faire entendre les bonnes nouvelles que notre humanité est encore capable d’engendrer. Dans cette époque en mutation, nous devons inventer de nouvelles relations à notre environnement, à ce qui fait que l’Homme est un être vivant parmi les êtres vivants. De toute évidence, le feu de la connaissance est plus complexe que ce que l’époque de la modernité a bien voulu croire.

Ce troisième volet des Suites prend son origine dans le texte de Jean-Luc Parrant : « La terre est pleine d’angles morts. La terre est trouée d’obscurité, la lumière n’est jamais entrée là où les hommes qui devaient naître ne sont pas nés. La terre est pleine de vides, d’endroits inoccupés où les hommes et les femmes se rencontrent pour essayer de donner naissance aux yeux qui pourraient s’y ouvrir et les combler. » La terre que nous foulons chaque jour est empreinte d’un mystère qui nous échappe. La travailler dans un spectacle vivant, c’est mettre en évidence sa vitalité poétique et interroger notre époque sur ce qu’elle a de plus fertile et par conséquent de plus inspirant.

L’interview de Nicolas Saelens, metteur en scène

Bienvenue Théâtre Inutile ! À l’heure où on parle de plus en plus du réchauffement climatique et de ses conséquences, quel message veux-tu faire passer avec ce projet ?

Les Suites prométhéennes sont des spectacles qui proposent de sortir d’un état de sidération face à la catastrophe et de faire entendre les voix de la poésie. Faire entendre les bonnes nouvelles que notre humanité est encore capable d’engendrer. Nous sommes dans une époque en mutation, et notre relation au vivant doit être questionnée. Les schémas qui nous ont amenés à constituer notre humanité trouvent des limites aujourd’hui et nous devons inventer de nouvelles relations à ce qui nous entoure, à ce qui fait que l’Homme est un être vivant parmi les êtres vivants. Les Suites prométhéennes donnent des pistes en prenant chaque élément (eau, air, terre) comme source d’inspiration. Le mythe de Prométhée est là pour nous rappeler que le feu de la connaissance est plus complexe que ce que l’époque de la modernité a bien voulu croire.

Peux-tu nous parler de Kossi Efoui, auteur et dramaturge, avec qui tu travailles depuis de longues années, et de votre façon de travailler ensemble ?

Nous travaillons avec Kossi depuis 2006, c’est une chance que nous avons de pouvoir cheminer depuis toutes ces années. Son écriture est extrêmement dense et poétique. Quand je l’ai rencontré pour la première fois, j’ai tout de suite senti que la marionnette, dans ce qu’elle suscite comme dramaturgie, pouvait répondre de cette matière. Kossi envisage son écriture avant tout comme une matière vivante qui s’articule avec les corps vivants et morts de la représentation. Voici ce que dit Jean-Marie Gustave Le Clézio à propos de son roman Solo d’un revenant :

« La puissance de Kossi Efoui dans ce roman a la force d’un roman populaire, et la hauteur et la difficulté d’une sorte de poème ou de message philosophique. […] Je crois que c’est l’art de cet auteur d’avoir su nous faire partager l’universalité de ce drame qu’est la guerre. Mais c’est surtout la langue de Kossi Efoui que je trouve magnifique. C’est une incantation, qu’on a envie d’entendre. C’est un magnifique exemple de ce que l’on peut faire en mélangeant la puissance orale du théâtre, et la force secrète et mystérieuse de la littérature écrite. »

Notre démarche avec Kossi, c’est de réinventer à chaque création notre collaboration. À partir des points de départs que nous nous fixons, nous inventons les chemins qui mènent à la création d’un spectacle et d’un texte.

Mise en scène : Nicolas Saelens Dramaturgie : Kossi Efoui Musique : Stéphane Comon Plastique : Norbert Choquet Costumes : Marie Ampe Scénographie : Antoine Vasseur Régie générale : Élise Brantrant Avec Fanchon Guillevic et Nicolas Saelens

Production Compagnie Théâtre Inutile Coproduction Cirque Jules Verne – Pôle National Cirque et Arts de la Rue – Amiens / Le Vélo Théâtre – Scène conventionnée Théâtre d’objet / La Chambre d’eau – 59 Soutien Le Tas de Sable – Ches Panses Vertes – Pôle des Arts de la Marionnette – Lieu- compagnie – Compagnonnage – 80 La compagnie Théâtre Inutile est subventionnée par la Région Hauts-de-France et Amiens Métropole et bénéficie du soutien du ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Hauts-de-France

photos : Ludo Leleu

Retrouvez Les Suites Prométhéennes III : Les Faces de la terre dans le focus Haut et Fort de La Rue est à Amiens 2020
en savoir plus

Le Théâtre Inutile a été accompagné en 2019 sur la création du 2e volet des Suites Prométhéennes II : L’Empreinte de l’air

Création 2020

Téléchargements

Résidences 2020 du Hangar